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Titre du blog : Les lectures de Ludivine
Auteur : jailu
Date de création : 21-12-2011
 
posté le 26-02-2014 à 10:56:54

Momo des halles, Philippe Hayat

Genre : Roman

 

Quatrième de couverture :

 

« Nous avons quitté notre appartement de Fontenay aux Roses le 25 Août 1941. Pour moi, ce jour-là, le monde s’est défait ».

Un matin de 1941, le jeune Maurice et sa petite sœur, Marie, se retrouvent livrés à eux-mêmes dans une chambre de service nichée au coeur des Halles. Paris est occupé par les nazis. Leurs parents viennent d’être arrêtés. Ils doivent se cacher et ne jamais dire qu’ils sont juifs.

Bulle, la prostituée de la chambre voisine, les prend sous son aile, et sa joie de vivre égaie leur clandestinité. La journée, Maurice fait la classe à Marie. La nuit, il descend sur le carreau à la recherche d’un peu de nourriture. Au contact de trafiquants à la sauvette, il s’initie au commerce et prend goût aux affaires, jusqu’à devenir Momo, le petit Prince des Halles. Pour un temps…

Inspiré de faits réels et remarquablement documenté, Momo des Halles est l’histoire d’un jeune garçon qui survit et s’impose dans une époque qui ne voulait pas de lui. Un destin épique et émouvant.

 

Mon avis :

Une nouvelle approche de la seconde guerre mondiale, nous sommes dans Paris, dans le quartier des halles, les parents de Momo et Marie ont été raflé et tout deux survivre dans une pièce exigüe.  La vitalité de Momo, ses espoirs et son amour pour sa petite sœur vont l’amener à devenir une figure emblématique du quartier des halles, une sorte de mascotte. J’ai aimé lire quelque chose de différent sur la guerre et la déportation, bien loin des camps et des combats, on lit comment l’habitant lambda traçait son chemin chaque jour, les rationnements, les commerces de proximité. Le roman est découpé en trois parties, les halles, l’entreprise « traiteur » de Momo puis son emprisonnement. Ces parties ont chacune une tonalité différente, on y découvre chaque fois des personnages qui bien que secondaires sont bien décrits et sont attachants. J’ai aimé cette plume fluide, cette façon de raconter à la limite du conte. Ce que je retiendrai au bout de quelques temps c’est l’impression de forte luminosité que j’ai ressenti à la lecture de cette histoire, même dans les moments d’abattements, de froid, de lassitude. Merci à Babelio et aux éditions Allary de m’avoir fait découvrir ce livre et cet auteur.