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Titre du blog : Les lectures de Ludivine
Auteur : jailu
Date de création : 21-12-2011
 
posté le 25-03-2013 à 18:47:24

fahrenheit 2010, Isabelle Desesquelles

Genre : essai

Quatrième de couverture :

" Tu l'aimes ton travail. A ce point ce n'est plus un travail mais une passion. Ta passion est de vendre des livres, partager des monceaux de littérature et respirer au milieu des chefs-d'oeuvre, les protéger et les servir. Tu lis, tu lis encore, tu lis toujours, tu cherches et tu trouves, une langue, des histoires, un vertige incomparable, infini voudrais-tu. Tu es libraire. Etais. C'est fini la passion, la destruction a commencé. " En 2010, plus besoin de 451° Fahrenheit pour faire disparaître les livres, certaines librairies le font très bien. En vingt chapitres, Isabelle Desesquelles raconte une vie vouée aux livres, habitée par la littérature, sauvée par la fiction. En vingt chapitres, l'auteur dit l'absurde, la détresse, la violence dans lesquels on peut s'enfoncer sûrement, et pas si lentement, en voulant défendre ces quelques milliers de livres auxquels nous devons tout. Poussez la porte et entrez dans le monde de blondinet, gus, beurk et les autres.

Mon avis :

…Ou la mort annoncée de la librairie. Un essai d’une libraire qui dresse un portrait bien sombre mais réaliste de la situation des librairies. Exit les librairies indépendantes, on se regroupe pour être plus fort. Belle utopie quand les dirigeants sont des commerciaux et non des libraires : vendre donc les livres comme nous vendrions des choux ou des carottes. L’auteur utilise le « tu », autant vous dire que si vous n’avez jamais eu un pied dans une librairie vous ne vous sentirez peut être pas beaucoup concerné et en tant que lecteur si vous êtes un adepte d’A. vous ne comprendrez peut être pas les enjeux. Ce récit est plein d’anecdotes et est une vision très personnelle de la libraire, avec ses ressentis, ses inquiétudes, ses colères. Ayant travaillée un peu en librairie, je me suis souvent identifiée aux « habitants » de la librairie. Sur la fin, j’ai trouvé que le pathos l’emportait et que ça en devenait affligeant. Au bout d’un moment je me suis lassée des « c’est terrible, c’est affreux » mais je suis allée jusqu’au bout. Si certains passages m’ont fait sourire faisant échos à ma propre expérience, ce n’est pas une lecture « divertissante » en premier lieu de par son pessimiste, mais peut être que cet ouvrage a évité une thérapie à la madame ?