VEF Blog

Titre du blog : Les lectures de Ludivine
Auteur : jailu
Date de création : 21-12-2011
 
posté le 16-03-2013 à 13:51:51

Pas son genre, Philippe Vilain


Genre : Roman

 

Quatrième de couverture :

"Un jeune professeur de philosophie, d'origine parisienne, est affecté dans une ville du nord de la France. Déçu de cette affectation, nostalgique de sa vie dans la capitale, les premiers temps sont une épreuve. Il rencontre Jennifer, une coiffeuse, qui devient son amante. Tout les oppose : l'appartenance sociale et les ambitions, le langage et les goûts... Est-il possible pour un professeur d'aimer une coiffeuse ?   
Ce roman propose une réflexion sur le choix amoureux, le racisme des sentiments, l'absurde de l'amour qui, parfois, nous fait choisir des partenaires qui ne sont pas notre genre."

 

Mon avis :

Une drôle d’impression à la lecture de ce roman. J’ai d’abord trouvé le personnage infecte, puis j’ai trouvé que les clichés étaient un peu trop présents à mon goûts et enfin j’ai trouvé la coiffeuse terriblement attachante, c’est d’ailleurs son personnage qui m’a poussé à poursuivre ma lecture. L’ensemble ne m’a pas déplu mais j’ai été gêné que cette pauvre fille, adorable de surcroit, soit cataloguée et prise par une idiote par un con de bobos. Où a-t-on vu que les professeurs de philo (de lycée !) représentaient l’élite de notre société ! Ce con de prof de philo nous raconte sa relation avec Jennifer, comment il a pitié d’elle, comme il la méprise, comme il a honte d’elle, mais ce qu’on apprend c’est que cet imbécile est juste amoureux de cette femme qui a énormément de qualité, dont celle d’avoir du recul, de prendre les choses comme elles viennent, de trouver le bonheur dans la simplicité, d’être curieuse et de ne pas être bornée. Selon moi une femme presque parfaite qui a « juste » comme défaut d’être coiffeuse, de s’appeler Jennifer et non pas Bérénice, d’aimer lire closer et Musso, d’habiter dans un HLM et d’être mère célibataire… NON mais ALLO, quand bien même ce seraient des défauts, est-ce que c’est ça qui fait une personne ? De son côté notre stupide parisien, le pauvre exilé dans la cambrousse profonde où il n’y a que des gueux, se pose des questions existentielles sur l’attachement, sur le genre de femme qui peut plaire, sur l’engagement, sur sa connerie profonde aussi car ce pseudo intellectuelle qui n’a même plus de plaisir à lire tellement il est intelligent ne finira pas plus heureux ! Tout ça pour dire que ce roman ne m’a pas laissé indifférente. Un passage résume très bien l’ensemble d’ailleurs et la lecture de ce chapitre m’a fait du bien, c’est un moment où les deux amants font la lecture du Diable au corps de Radiguet, François nous dit en parlant du personnage masculin « Il se donnait justement le mauvais rôle, celui de l’homme égoïste et cruel, afin de mieux faire valoir l’humanité de Marthe ».

 

Commentaires

Charlybaby le 16-03-2013 à 17:31:19
Non mais c'est comme si tu me disais, c'est une fille, et elle a pas de cheveux... Allô quoi...