Les lectures de Ludivine

posté le 16-11-2012 à 15:47:41

Un Repas en hiver, Hubert Mingarelli

Genre : Roman

 

Quatrième de couverture

Ce jour-là, trois hommes prennent la route, avancent péniblement dans la neige sans autre choix que de se prêter à une chasse à l'homme décrétée par leur hiérarchie militaire. Ils débusquent presque malgré eux un Juif caché dans la forêt, et, soucieux de se nourrir et de retarder le retour à la compagnie, procèdent à la laborieuse préparation d'un repas dans une maison abandonnée, avec le peu de vivres dont ils disposent. Les hommes doivent trouver de quoi faire du feu et réussir à porter à ébullition une casserole d'eau. Ils en viennent à brûler les chaises sur lesquelles ils sont assis, ainsi que la porte derrière laquelle ils ont isolé leur proie.
Le tour de force d'Hubert Mingarelli, dans ce roman aussi implacable que vertigineux, consiste à mettre à la même table trois soldats allemands, un jeune Juif et un Polonais dont l'antisémitisme affiché va réveiller chez les soldats un sentiment de fraternité vis-à-vis de leur prisonnier.

 

Mon avis

Trois soldats allemands ont le choix entre les fusillades ou la chasse à l’homme… Ils partent à travers la forêt à la recherche de juifs cachés, il fait froid, ils n’ont aucune envie de ramener un homme dont le destin serait scellé dès leur rencontre. Ils veulent rentrer, échapper au froid mais le spectacle qui les attends leur refroidie le cœur d’avantage. Finalement au cours de leur errance il trouve un juif et l’emmène avec eux. Une maison polonaise semblant abandonné leur fait face et ils décident d’aller y préparer leur repas et peut être se réchauffer un peu avant de rentrer à leur campement le soir. Ils ont un homme et pourront repartir le lendemain matin sur les routes… La préparation du repas est tout une aventure, la description des corps qui se tordent de froid et de faim, le souvenir d’un chez soi qui n’arrive plus à réchauffer l’âme. Un polonais antisémite va se joindre aux trois soldats et au juif, la tension est palpable mais le froid et la faim ont raison pendant un moment de la guerre et des animosités. Ces soldats au court du récit nous apparaissent très vite plus comme des hommes que comme des nazis, la plus grande aspiration qu’ils aient est de ne plus voir la mort, la plus grande crainte celle de trouver chez leur victime un être humain et de déceler en un détail (un flocon brodé sur un bonnet) que ces personnes avait une famille, un passé, quelqu’un qui les aimait. Au cours de la lecture et jusqu’au bout je me suis dit que ça serait une lecture vite oublié et je me surprends à repenser à des détails, des émotions. Un roman sombre, fort et sans espoir servi par une belle écriture.

 

 

 


Commentaires

 

1. christineb  le 16-11-2012 à 15:54:00  (site)

Je ne connais pas ce roman mais j'avais lu du même auteur: Une Rivière verte et silencieuse, qui était le récit émouvant lui aussi des rapports entre un père et son fils. Votre commentaire me donne envie de lire Un Repas en hiver.

2. Pampoune  le 12-04-2013 à 09:39:48  (site)

J'ai beaucoup aimé ce roman et, comme toi, je salue l'écriture et le fait qu'on n'oublie pas facilement ces quelques pages.

 
 
 
posté le 11-10-2012 à 15:38:10

Fablehaven 5 - La Prison des démons, Brandon Mull

Genre : jeunesse

 

Quatrième de couverture :

Après des années de complot, le Sphinx, chef de la maléfique Société de l'Etoile du Soir, est près de s'emparer de la clé de la prison de Zzyxx, où sont enfermés les pires démons. Kendra, Seth et les Chevaliers de l'Aube doivent à tout pris l'en empêcher.

Le temps est venu de l'ultime combat contre les puissances de l'Ombre.

 

 

Mon avis:

Le dernier et tant attendu dernier tome de la saga Fablehaven… Après avoir lu le tome 4 qui m’a passionné je m’étais dit qu’il était bon d’attendre un peu pour lire la fin de l’aventure de Steh et Kendra, cette résolution a eu une bien courte durée et c’est rapidement que je me suis plongée une dernière fois dans l’aventure. L’action commence de suite et c’est une bonne chose car nos héros ont encore beaucoup à faire pour sauver le monde. De révélation en trahison ils vont être vite séparés et bien souvent se sentir impuissant et démuni face à l’adversité. Mais comme impossible n’est pas Sorenson le récit va connaître de bien grandes péripéties. Les adultes qui avaient l’habitude de prendre les décisions seront dans l’incapacité de le faire et Seth et Kendra devront être parfaitement autonomes et se confronter à des choix d’importance capitale (une occasion de faire grandir Seth) Un nouveau personnage d’importance va faire son entrée en scène : Bracken. Les personnages étant séparés, le récit va alterner leurs différentes aventures et Seth va (enfin) avoir sa part belle dans l’histoire. Les satyres vont également être plus présents (ils sont les compagnons d’aventure de Seth) et vont ajouter une touche d’humour et de légèreté à ce tome qui est bien sombre. Seth va devoir aller au-devant d’entités qui nous offrent de jolies scènes : les sœurs chantantes, le mur des totems… Kendra va se poser beaucoup de question dans ce tome sur la trahison, la famille mais aussi et surtout sur son utilité dans la guerre contre les démons. Les personnages sortent des réserves magiques dans ce dernier tome mais j’ai été heureuse de voir que la part de magie était bel et bien présente ! J’ai adoré me figurer bon nombre de créatures tel que les astrids (mais je n’en dis pas plus non plus pour ne pas spoiler) J’ai été un peu surprise en arrivant sur la fin face au nombre de pages qu’il me restait à lire, après 5 tomes lu j’espérais surement une fin plus développée, la fin est peut-être un peu facile, les conséquences et les sacrifices vite oubliés mais je n’en dirai pas plus à ce sujet sauf que l’auteur aurait pu s’accorder un peu plus du temps pour donner à ses lecteurs une vraie fin. L’auteur offre à ses lecteurs de beaux moments de bravoure, du suspens et un univers merveilleusement bien décrit, une magnifique saga à découvrir malgré un fin un peu mitigée.

 

 

 


 
 
posté le 25-09-2012 à 16:49:45

Le Visage de Sara

Genre : roman jeunesse

 

Quatrième de couverture :

Sara veut devenir célèbre. La célébrité est son obsession. La chirurgie esthétique, son fantasme. Aussi, quand la légendaire star de rock, Jonathan Heat, propose de la prendre en main, c'est comme si son rêve devenait réalité. Mais s'il y avait un prix insoupçonné... Et Sara serait-elle prête à aller jusque là ? Melvin Burgess se glisse avec un talent étonnant dans la peau d'une jeune névrosée, obsédée par son image. Un thriller psychologique décapant et provocateur qui se dévore d'une traite.

 

Mon avis :

Les romans de Melvin Burgess m’attirent incontestablement par les thèmes abordés. J’ai déjà lu Une Idée fixe qui m’avait plutôt séduite et j’ai récidivé avec Le Visage de Sara. Cette fois Melvil Burgess aborde le thème de la chirurgie esthétique chez les adolescents et de façon plus générale la question du paraître. J’ai été un peu dérouté à la lecture de ce roman, j’en attendais certainement plus, j’ai trouvé que Melvil Burgess traitait le sujet de façon superficielle en se cachant derrière l’étrangeté des personnages. Difficile de connaître leur motivation et même si ces motivations contribuent au suspens, j’aurai apprécié d’être plus éclairée à l’issue de la lecture, j’ai trouvé la fin « facile ». Je n’ai pas trouvé Sara attachante, ni aucun des personnages si ce n’est Mark, qui endosse bien le rôle du « petit ami parfait ».  Dans l’ensemble j’ai trouvé que le récit tournait un peu en rond, sans réel évolution, on se demande un peu où on va. J’aime tout de même la façon assez franche  avec laquelle l’auteur aborde les thèmes choisis, c’est une belle qualité.

 

 


 
 
posté le 22-09-2012 à 14:46:55

Elvis, Taï-Marc Le Thanh et Rébecca Dautremer

Genre : album

 

Quatrième de couverture :

Les parents d'Elvis étaient très pauvres. Pourtant, pour son dixième anniversaire, son père lui offrit un cadeau magnifique. Il tint son fils par les épaules et lui dit : " Mon petit, tu as maintenant dix ans et je voudrais te donner le seul objet auquel je tienne vraiment. " Elvis ouvrit alors son paquet. C'était une guitare.

Mon avis :

Un très bel album sur lequel j’ai eu envie d’écrire. Il s’agit de l’histoire d’Elvis revisitée. Si les enfants ne connaissent pas le King ils apprécieront cette belle histoire d’amour. D’amour de la musique en premier lieu en plongeant dans l’Amérique de ce temps-là.  Le texte n’est pas très long et ne pose pas de problème de compréhension, il est néanmoins très beau les mots semblant avoir été choisi avec le plus grand soin, ils se savourent comme des friandises. Les mots invitent au rêve et au voyage. Le texte laisse une belle place à l’illustration (le texte est en bandeau en bas des pages) et chaque illustration s’étend sur une double page, le dessin est magnifique, les couleurs sublimes et fond corps avec le texte. J’aimerais voir ce magnifique album rejoindre les rangs dans ma bibliothèque personnelle ! Une merveille !

 


 
 
posté le 22-09-2012 à 14:44:19

Nymphéas Noirs, Michel Bussi

Genre : Policier

 

Quatrième de couverture :

 Tout n'est qu'illusion, surtout quand un jeu de miroirs multiplie les indices et brouille les pistes. Pourtant les meurtres qui troublent la quiétude de Giverny, le village cher à Claude Monet, sont bien réels.
Au coeur de l'intrigue, trois femmes : une fillette de onze ans douée pour la peinture, une institutrice redoutablement séduisante et une vieille femme aux yeux de hibou qui voit et sait tout. Et puis, bien sûr, une passion dévastatrice. Le tout sur fond de rumeur de toiles perdues ou volées, dont les fameux Nymphéas noirs. Perdues ou volées, telles les illusions quand passé et présent se confondent et que jeunesse et mort défient le temps.

Un étonnant roman policier dont chaque personnage est une énigme.

 

Mon avis :

 

Nymphéas Noirs nous entraîne dans les jardins de Monet et les petites ruelles du village de Giverny. Le roman commence comme un conte, trois personnages féminins sont décrits et l’auteur nous fait comprendre que c’est autour de ces trois figures que tout le mystère de l’enquête gravite. L’idée du conte m’a suivi tout le long de la lecture, en effet certains éléments font échos à mon univers du conte : le moulin, la rivière, les rubans dans les cheveux de la fille aimée…  Une enquête oui car le village de Giverny est le théâtre d’un meurtre, d’un meurtre ? Nous suivons donc l’enquête aux côté de l’inspecteur chargé de l’affaire. Cette enquête nous permet de découvrir/ou redécouvrir les paysages que Monet affectionnait mais aussi de « revoir » au travers des mots de Michel Bussi les plus belles toiles du peintre. L’originalité du texte vient aussi de là, nulle ambiance sombre et glauque, tout se passe sous le soleil dans ce village aux apparences calmes ou les secrets créent une tension omniprésente. Tout le brio du roman survient dans le dénouement, dénouement qui fait également toute la beauté du texte, j’aime quand la passion et l’art se confondent. J’ai aimé suivre ses trois figures féminines, chacune attachante à sa façon…

J’ai eu le plaisir de rencontrer Michel Bussi lors d’une rencontre en bibliothèque, je tiens à dire que c’est un homme souriant, à l’écoute de ses lecteurs, humble et disponibles !

 

 


Commentaires

 

1. Mack  le 09-02-2013 à 13:20:15  (site)

Faut que je le liiiiise !!

 
 
 
 

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